lundi 3 juillet 2017

Les humanités numériques : Un nouvel enjeu pour l’Ecole ?

Les « humanités numériques » envisagent le numérique comme notre nouveau milieu du savoir et comme objet d’étude à part entière. Avec quelles conséquences ? Pour nos pratiques de classe ? Pour la formation des enseignant.e.s ? Pour nos identités disciplinaires ?
Le chantier, de réflexion et d’action, est ouvert à tous et toutes. On en trouvera ici quelques échos : des éclairages d’Elie Allouche, un récent séminaire dans l’académie de Créteil, un exemple de pratique réflexive par des lycéen.ne.s brestois.e.s, un mémoire de CAFFA de Françoise Cahen, des projets de recherches et des coopératives pédagogiques numériques lancées dans l’académie de Rennes…
Par-delà l’interdisciplinaire, et si on osait la transdiscipline que les humanités numériques nous proposent d’explorer ?


Accord Microsoft-Éducation nationale : la CNIL veut plus qu’une simple charte de confiance

La fameuse charte de confiance qui devait encadrer l’accord entre Microsoft et l’Éducation nationale ne satisfait pas la CNIL. L’autorité réclame des données juridiques plus solides pour garantir la protection des données personnelles des élèves et enseignants.
En novembre 2016, le collectif EduNathon avait adressé une lettre à la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Elle concerne l’accord passé entre le ministère de l’Éducation et Microsoft Irlande le 30 novembre 2015. Un accord riche de plusieurs initiatives, mesures d’accompagnement, formation des élèves et des enseignants, initiation au code informatique, etc. avec une part belle faite à Office 365, Windows Azure, et les autres produits de la maison Redmond.
Seulement, afin d’encadrer tout risque de traitements malencontreux, elle promettait l’édiction d’une « charte de confiance » visant à « assurer la protection et la vie privée des données personnelles des élèves et des enseignants ».

Le téléphone portable et l’école : mariage difficile, séparation impossible ?

« Pas de téléphone portable dans le monde de l’école » dit Emmanuel Macron. Fort bien. Mais la question n’est-elle pas d’avoir un jour plus d’école dans le monde des téléphones portables ?
Les portables n’ont pas été faits pour l’école.

Les ceintures de compétences 2.0 à Ludovia#14

Les ceintures de compétences sont un aspect parmi bien d’autres de la pédagogie institutionnelle, et peuvent être comprises comme un dispositif d’évaluation organisé par paliers de compétences. Leur maîtrise est représentée par une gradation de couleurs, comme au judo.
Cet outil permet de mettre en place au sein de la classe une évaluation continue par compétences (allant des plus simples aux plus complexes), une différenciation réelle dans les apprentissages et les rythmes d’acquisition, une autonomie des élèves, une prise de parole et des échanges coopératifs entre pairs.

Chacun sa route, chacun son « personal branding », un incontournable pour les étudiants

« Tout acteur doit agir de façon à donner, de manière intentionnelle ou non, une expression de lui-même, et les autres à leur tour doivent en retirer une certaine impression » (Goffman, 1973).
Tout individu est aujourd’hui invité à ne pas rester passif face à l’impression qu’il peut donner. Au contraire, il est incité à penser son personal branding.

Eduquer aux médias, un enjeu citoyen

Dans un monde sans cesse plus complexe, il est important que chaque citoyen dispose des outils pour se repérer dans le flot d’informations qui lui parviennent. L’école, à différents niveaux, doit enseigner aux jeunes comment mieux utiliser les médias .

Pourquoi et comment enseigner très différemment

Depuis quelques années, par de nombreux billets successifs, j’ai considéré la question de ce que j’ai décidé de ne nommer désormais que « les études supérieures ». Cette petite précaution oratoire est en réalité lourde de sens, puisqu’elle est à la base de l’ensemble de mon raisonnement exposé ci-dessous.
Je ne dis pas « enseignement », je ne dis pas « instruction », je ne dis pas « éducation », mais je dis « étude », en me réservant pour plus tard le soin de distinguer les connaissances et les compétences, et je me focalise sur une idée tout à fait essentielle, à savoir que, en ce qui concerne la fonction de transmission, la question de l’université (au sens large) n’est pas d’enseigner (pour les enseignants), mais d’apprendre, pour les étudiants.